05/10/2006

• (67) Bas-Rhin by Andresel 671 et Béa

Le Bas-Rhin (67) se trouve au Nord de la Région Alsace avec une superficie de 4755 km2 peuplée par 1 026 120 d'habitants; la densité de population équivaut donc 216 habitants / km2.

Le Sud-Ouest du département est bordé par les Vosges, qui culminent à 1 009 m d’altitude au Donon. La plaine d’Alsace domine l’essentiel de sa partie Est, séparée de l’Allemagne par le Rhin.Ce département dépend de la Cour d’Appel de Colmar, de l’Académie de Strasbourg et appartient à la Région Militaire Nord-Est. Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin forment le Diocèse de Strasbourg.

STRASBOURG est le chef-lieu du département et se situe dans la plaine d'Alsace, sur l'Ill et la Bruche, à proximité de l'Allemagne rhénane. L'arrondissement de Strasbourg-Ville (78 km2) correspond à la seule commune urbaine de Strasbourg. L'arrondissement de Strasbourg-Campagne (456 km2) comprend 8 cantons et 102 communes.

L'agglomération strasbourgeoise proprement dite compte 27 communes et s'étend sur près de 31 000 ha.

Siège du Parlement Européen, du Conseil de l'Europe et de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, Strasbourg est une capitale politique européenne. Pôle d'activités tertiaires, la ville est un centre administratif important, un centre commercial et un nœud de communication, et possède un fort potentiel de développement grâce à sa situation stratégique de ville frontalière et de carrefour européen.

Elle est desservie par l'aéroport international de Entzheim. Le pont du Rhin connaît pour sa part l'un des plus importants trafic frontalier d'Europe. Le port autonome de Strasbourg, aménagé sur le Rhin au XIXe siècle, est le deuxième port fluvial de France après celui de Paris. La zone portuaire s'étend sur 483 ha. Le trafic rhénan, renforcé par le canal de la Marne-au-Rhin, est très actif. Il assure surtout le transport des pondéreux (charbon de la Ruhr, potasse d'Alsace), le pétrole, étant désormais acheminé par oléoduc.

Strasbourg et son agglomération constituent également un centre industriel. Les principaux secteurs d'activités sont le raffinage pétrolier (au nord de la ville), la chimie, la construction mécanique et électrique, l'automobile (à proximité du port), la métallurgie, l'imprimerie, l'agroalimentaire (confiseries, biscuiteries, minoteries, conserveries), le textile (tissage, confection), les industries du bois (papeteries) et du tabac. Les industries traditionelles (brasseries, tanneries) sont toujours actives. Strasbourg est également un grand centre culturel, touristique et universitaire. Elle est le siège d'un évêché dépendant directement de l'autorité du pape

Bien que très endommagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la vieille ville de Strasbourg conserve de nombreux monuments. Le plus connu est la cathédrale Notre-Dame, en grès rose des Vosges, construite du XIe au XVe siècle. Le chœur est de style roman (XIe-XIIe siècles), la nef gothique (XIIIe siècle). La façade occidentale, commencée en 1277 et attribuée à l'architecte Erwin de Steinbach, est surmontée d'une flèche ajourée (1420-1439), œuvre de Jean Hültz, d'une hauteur de 142 m. La cathédrale est célèbre pour ses sculptures gothiques (portails, pilier des Anges), ses vitraux (XIIIe-XIVe siècles), ses tapisseries (XVIIe siècle) et son horloge astronomique (1838-1842).

Les autres édifices intéressants sont la maison de l'Œuvre Notre-Dame (XIVe-XVIe siècles), l'église gothique Saint-Thomas (XIIIe-XIVe siècles), les églises Saint-Étienne (VIIIe siècle), Saint-Pierre-le-Jeune (XIIIe siècle), Saint-Guillaume (XVe-XVIIe siècles) et Saint-Pierre-le-Vieux (XVe siècle), le palais des Rohan (1730-1742), le quartier pittoresque de la « Petite France » avec ses vieilles maisons à pans de bois (XIVe-XVIe siècles) et ses ponts couverts, conservant trois tours carrées du XIVe siècle, la maison Kammerzell (XVe siècle), la Grande Boucherie (XVIe siècle), le palais de l'Université (1884) et le palais du Rhin (1889). Les places Kléber, Broglie et Gutenberg sont également ornées de beaux édifices (l'Aubette, XVIIIe siècle ; hôtel du Commerce, XVIe siècle).

De nombreux musées:Le palais des Rohan abrite le Musée archéologique, l'un des plus importants de France, riche en objets trouvés dans la région, le musée des Beaux-Arts, qui présente des collections variées, et le musée des Arts décoratifs. La ville est également dotée d'un musée d'Art moderne, ainsi que de musées d'histoire locale (Musée historique de la ville, Musée alsacien) qui retracent l'histoire de la ville et évoquent les traditions régionales.

Le secteur de l'enseignement supérieur, particulièrement bien représenté avec les universités de Strasbourg et un nombre important de grandes écoles (physique, robotique, biotechnologie) et de laboratoires de recherche (centre de recherches nucléaires de Strasbourg-Cronenbourg), a été renforcé avec l'arrivée en 1992 de l'École Nationale d'Administration (ENA), décentralisée de Paris.

Quelques faits historiques

La ville a pour origine le camp romain d'Argentoratum, fondé sous Auguste. Elle vit, en 357, la victoire de l'empereur Julien l'Apostat sur les Alamans. En 451, elle fut occupée par les Huns. Ruinée par les invasions, elle réapparut dès le VIe siècle sous le nom de Strateburgum.La cité s'agrandit sous les Carolingiens et en 842, les fils de Louis Ier le Pieux, Charles II le Chauve et Louis II le Germanique y scellèrent leur alliance contre Lothaire (Serments de Strasbourg). En 843, à l'issue du traité de Verdun, Strasbourg fut comprise dans le royaume de Lotharingie. Elle fut rattachée à la Germanie en 870 (traité de Mersen) et fit partie du Saint Empire romain germanique en 962. À la fin du Xe siècle, la ville passa sous l'autorité temporelle des évêques. Elle reçut une première charte en 1119 et devint une ville impériale en 1201. Une lutte s'engagea alors contre la tutelle épiscopale. Elle s'acheva en 1262 par la victoire du patriciat.

Strasbourg devint un centre économique très actif, ainsi qu'un centre intellectuel, avec les théologiens mystiques Maître Eckhart et Jean Tauler (XIVe siècle), et artistique.Gutenberg y séjourna de 1434 à 1447 et l'imprimerie y prit un grand essor à partir de 1460. Celle-ci favorisa la diffusion de la Réforme (XVIe siècle). En 1529, Strasbourg devint une ville protestante. L'université fut fondée en 1621.

Lors du traité de Westphalie (1648), l'Alsace fut cédée à la France, à l'exception de Strasbourg. Celle-ci fut annexée par la France, en 1681, dans le cadre de la politique des « réunions » menée par Louis XIV. Une citadelle y fut construite par Vauban en 1687. La souveraineté française sur Strasbourg fut reconnue, en 1697, par le traité de Ryswick. Strasbourg resta, comme toute l'Alsace, un lieu d'échanges féconds entre les civilisations française et germanique.

Assiégée par les Allemands à partir du 13 août 1870, lors de la guerre franco-allemande, puis bombardée du 18 août au 27 septembre, la ville capitula le 28 septembre. Rattachée à l'Allemagne, elle fut la capitale du Reichsland d'Alsace-Lorraine de 1871 à 1918 et connut un important développement industriel. Les Allemands abattirent les anciennes fortifications construites par Vauban. La ville, jusqu'alors limitée dans son extension, commença à s'étendre, notamment vers le Nord-Est, englobant les bourgades alentours (Schiltigheim, Neudorf, Illkirch-Graffenstaden). Au début du XXe siècle, le Rhin fut régularisé et le port aménagé. Strasbourg revint à la France en novembre 1918, à l'issue de la Première Guerre mondiale. Occupée à nouveau par les Allemands le 19 juin 1940, Strasbourg subit d'importants dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands y menèrent, sans résultat, une politique de germanisation. La ville fut libérée par la 2e DB du général Leclerc, le 23 novembre 1944.

Au lendemain du conflit, Strasbourg cessa d'être l'enjeu symbolique de l'antagonisme franco-allemand, pour devenir une des capitales de la réconciliation européenne. Le Conseil de l'Europe vint y établir son siège en 1949. Avec la construction d'une Europe unie, Strasbourg connut un rapide développement urbain et économique.

Les chefs-lieux d’arrondissement sont:

HAGUENAU située sur la Moder, au sud de la forêt de Haguenau (13 400 hectares), dans la plaine d'Alsace.Ce fut une ville impériale en 1257, puis doyenne de la Décapole d'Alsace (ou Union des dix villes) au XIVe siècle. De 1489 à 1557, la ville abrita des presses fameuses. Elle fut le lieu d'une bataille qui vit la victoire des Français sur les Autrichiens et les Prussiens en 1793.

L'église Saint Georges, construite aux XIIe et XIIIe siècles, a conservé dans son clocher octogonal les deux plus anciennes cloches de France, datant de 1268. La triple nef romane est surmontée d'une voûte gothique. De beaux retables du XVe siècle y sont conservés.

L'église Saint Nicolas, de style gothique, fut fondée par l'Empereur Frédéric Barberousse en 1189. Il ne reste que la tour du monument primitif, fort endommagée en 1944. On peut y voir de très belles boiseries du XVIIIe siècle.

Le Musée historique de la ville abrite d'abondantes collections : objets préhistoriques et romains, sculptures médiévales, monnaies et médailles alsaciennes, céramiques, histoire locale. Le Musée alsacien occupe un bâtiment du XVe siècle et présente des collections d'art régional et de poteries.

MOLSHEIM, sur la Bruche, au Nord-Est des Vosges. La viticulture y produit un grand vin du vignoble alsacien, le Riesling. Avec les usines Messier-Bugatti, la construction aéronautique s'est spécialisée dans les trains d'atterrissage. De l'Académie des jésuites fondée en 1618 par l'évêque de Strasbourg, il reste l'église de style gothique du XVIe-XVIIe siècle. Le Metzig, construit au XVIe siècle par la corporation des bouchers, est de style Renaissance mais son aspect typiquement alsacien s'intègre parfaitement avec les maisons alsaciennes anciennes à colombages. Le musée de la Chartreuse présente un large panorama de la ville, de sa préhistoire aux voitures de course de Bugatti.

Ce fut en 1907 que l'industriel italien, Ettore Bugatti, fonda sa première usine de construction automobile

SAVERNE, sur la Zorn et le canal de la Marne au Rhin, au Sud-Est du col de Saverne.

Cette ville est un nœud de communication important. Les industries du bois et de construction mécanique (matériel agricole, brouettes métalliques) sont implantées sur son territoire. C'est également un site touristique. Le château aux colonnes corinthiennes, construit à la fin du XVIIIe siècle pour le cardinal Louis de Rohan, abrite un musée offrant un vaste panorama de l'histoire locale. L'église paroissiale reconstruite aux XIVe-XVe siècles conserve un clocher-porche roman du XIIe siècle. Tout d'abord fief des évêques de Metz, Saverne devint à partir du XIIIe siècle le fief des évêques de Strasbourg (XIIIe-XVIIIe siècles). La ville fut le théâtre d'une répression sanglante au XVIe siècle. Des milliers de paysans révoltés (les rustauds) furent exterminés jusqu'au dernier

SELESTAT, située sur l'Ill, dans la plaine d'Alsace. Sélestat est un centre industriel diversifié : métallurgie des métaux non ferreux, maroquinerie, textile.

L'abbatiale Sainte-Foy est une belle église romane du XIIe siècle en grès rouge et granit. L'église Saint-Georges fut édifiée dans le style gothique aux XIIIe et XVe siècles, mais fut largement restaurée par la suite. Elle possède de beaux vitraux. L'ancienne halle aux blés accueille la Bibliothèque fondée en 1452. Une partie des remparts Vauban est toujours debout.

Ville impériale au Moyen Âge, Sélestat fut le siège d'une université et d'une école d'humanistes réputée aux XVIe et XVIIe siècles. Fortifiée par Vauban en 1674, elle fut démantelée par les Allemands en 1872, après guerre franco-allemande.

WISSEMBOURG, sur la Lauter. La ville possède quelques industries : outils de jardinage, pneumatique, accessoires d'automobile. L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul des XIIIe-XIVe siècles réunit styles roman et gothique. Le quartier du Bruch conserve des maisons anciennes des XVIe-XVIIIe siècles. Installé dans l'une d'entre elles, le musée Westercamp offre un vaste panorama du passé de la ville : préhistoire, antiquité romaine, mobilier et art populaires, objets de la guerre de 1870. Wissembourg se développa véritablement au XIIe siècle. Au XVIIIe siècle, la ville accueillit dans ses murs Stanislas Leszczynski, le roi détrôné de Pologne, et sa fille Marie, future épouse de Louis XV. Au début de la guerre franco-allemande de 1870-1871, l'armée française, commandée par le maréchal Mac-Mahon, dut abandonner Wissembourg à l'imposante armée prussienne du prince Frédéric-Charles (4 août 1870). Retranchées à l'Est de Niederbronn, les troupes françaises furent défaites le 6 août 1870. C'est à la bataille de Wissembourg que l'Alsace fut perdue.

L'Activité agricole et industrielle du Bas-Rhin.

Les activités agricoles du Bas-Rhin sont diversifiées, puisqu’au pied des Vosges s’étend une série de vignobles de qualité tandis que dans le Nord, la polyculture domine, malgré une orientation vers l’élevage laitier dans l’Ouest. Le Sud du département constitue la région agricole la plus riche:les cultures et exploitations commerciales y sont en effet prédominantes:betterave, blé, houblon, tabac. Cette agriculture est par ailleurs fortement liée aux industries agroalimentaires traditionnelles de la région:

Raffinerie de sucre à ERSTEIN,

Brasseries à CRONEMBOURG & OBERNAI & SCHILTIGHEIM

Manufactures de tabac.

Les activités industrielles sont dispersées dans les villes moyennes qui constituent la structure urbaine dominante du département. L’industrie textile est relayée par la construction automobile à REICHSHOFFEN et électrique , l’industrie du cuir à PFAFFENHOFFEN, l’industrie du bois à SAVERNE, la chimie à STRASBOURG et le raffinage à REICHSTETT.

Toutefois, grâce à son passé, sa culture, ses traditions et sa situation géographique et politique au cœur de l’Union européenne, le Bas-Rhin est également un pôle touristique de premier plan.

Quelques lieux ou routes à ne plus oublier

Château du Haut-Koenigsbourg

Son apparition dans la brume matinale est plus que de la magie...

Cette forteresse perchée à 757 m au-dessus de la plaine d'Alsace, n'est ni un mirage, ni une <<Grande Illusion>> pour faire référence à Jean RENOIR et au film tourné en 1937.

Ce château a été construit par les Hohenstaufen au XIIème Siècle, puis il est passé aux mains des Chevaliers Brigands. Heureusement les Habsbourg le récupèrent au XVè.S.Il sera offert par la Ville de SELESTAT à l' Empereur Guillaume II de HOHENZOLLERN, grand amateur de châteaux.

Il fut reconstruit au début du XXe siècle par l'architecte berlinois Bodo EBHARDT le grand spécialiste de la fortification médièvale. Le mélange de reconstitution médiévale et d'influences du romantisme allemand lui confère une formidable puissance d'évocation qui en fait un des monuments les plus visités de la région.

Mont St Odile

Situé au Sud-Ouest d'OBERNAI, ville très touristique, attention, ce site est mythique car nous sommes sur le territoire du cruel Duc d'Alsace Etichon de la période mérovingienne et qui était le père de la Patronne de l'Alsace Sainte-Odile. J'aurais sûrement l'occasion de vous reparlez de cette famille ducale...

A ne pas manquer:le Panorama sur la plaine d'Alsace et la Forêt-Noire depuis la terrasse du couvent et les vestiges du Mur Païen.

La Route des Vins d'Alsace

Connaissez vous la route gastronomique la plus fameuse de France ? En quelques mots précis... zigzaguer pendant 180 km de MARLENHEIM (67) jusqu'à THANN (68) et varier le plaisir, entre l'Histoire, les vignes, les jolis villages, les vieux châteaux, les caves de dégustation et les bonnes tables. Sur la route du Vin dans le Bas-Rhin, je vous recommande surtout OBERNAI, ITTERSWILLER, DAMBACH-LA-VILLE

Le Struthof

Pendant la dernière Guerre mondiale, les nazis créèrent en 1941 un important camp de concentration classé NN (Nacht und Nebel = Nuit et Brouillard) en Alsace, le seul sur tout le territoire français.

Pour y accéder vous trouverez la route soit au départ de SCHIRMECK où se trouve depuis l'automne 2005, le Centre Européen du Résistant Déporté ou à partir de la Rothlach en montant d'Obernai au Champ du Feu.

Je rappellerais que ce camp fut de 1941 à 1945 l'un des plus meurtiers du système nazi. 52 000 détenus issus des quatre coins d'Europe y défilèrent. Tziganes et Juifs transformés en cobayes humains, Juifs au travail....cette implacable mécanique concentrationnaire vous donnera une vraie idée de l'indicible. Ce devoir très court de Mémoire fait aussi partie malheureusement du Bas-Rhin.

La Gastronomie Alsacienne.

Nombreuses recettes faciles existent auprès des Editions S.A.E.P. d'INGERSHEIM... et je pourrais aussi vous parler des grands Cuisiniers de notre Bas-Rhin parmi lesquels j'apprécie tout particulièrement:

¤ WESTERMANN Antoine, est l'un des chefs les plus connus qui exerce depuis plus de trente ans dans son superbe restaurant <<Buerehiesel>> (le logis du paysan) situé au coeur du Parc de l'Orangerie à STRASBOURG. Sa cuisine ne cesse d'étonner les esprits et les papilles.

¤ JUNG Emile, natif du Sundgau (Ht Rhin) cet Alsacien pur souche est établi dans la rue de l'Outre près de la place Kléber dans l'élégant restaurant au CROCODILE. Cette personnalité incontournable de la restauration alsacienne a formé de nombreux chefs réputés aujourd'hui.

¤MISCHLER Fernand, longtemps Président des Maîtres Cuisiniers de France, aujourd'hui sécondé par son fils Franck dans son ancien Relais de Poste sert d'écrin à la dégustationd'une belle cuisine mariant tradition alsacienne et novation. Le Cheval Blanc à LEMBACH.

¤HUSSER Jean Michel et sa famille sont implantés à MARLENHEIM depuis 1930 et il est inutile de dPetiire leur attachement à l'Alsace et à son terroir. Je n'en dirais pas plus... allez découvrir ses recettes et son programme au berceau familial Le Cerf à MARLENHEIM

Je pourrais vous parler encore longtemps de gastronomie car moi-même adore cuisiner non pas selon les recettes mais selon des gouts nouveaux appréciés généralement par mes amies et/ou invités.

Entre tous les plats décrits par nos amis Pierre et Pilou WAGNER rien de plus à ajouter... Ah! si quelque chose me tient particulièrement à coeur.. Mes Bredele de NOEL. Je les appelle sur mes menus de la Nativité les Petits Fours Noéliens toujours réalisés par ma compagne Béatrice en quantité industrielle car il faut absolument les partager entre nos connaissances. Leurs noms: Spritzbredele, Etoiles de Noël à la cannelle,Croissants de lune aux amandes, gâteaux à l'anis, les différents Sablés et les Springerle et les macarrons aux amandes, au chocolat, aux cynorrhodons, les tuiles aux amandes et les rochers aux noix, soufflages aux amandes, Schwowebredle, Petits fours aux flocons d'avoine....

Alors je finirais avec l'accompagnement qui vous mettra tous de bonne humeur et joyeux pour les fêtes de fin Année: choisissez un merveilleux Bordeaux et trempez vos petits Bredele... vous m'en direz des nouvelles...

 

Mes Grandes Personnalités du Bas-Rhin

PFLIMLIN Pierre (1907-2000).

Homme politique français, leader du MRP, Président du Conseil en mai 1958, il a par la suite occupé d’importantes fonctions européennes.Né à Roubaix, fils d’un industriel du textile, docteur en droit, Pierre devient avocat à Strasbourg en 1933.Député MRP au sein des Assemblées constituantes de la IVe République (en 1945 et 1946), puis à l’Assemblée nationale (1946), il occupe ensuite divers postes ministériels à partir de 1948, notamment celui de ministre des Finances dans les cabinets Faure (1955-1956) et Gaillard (1957-1958).

De 1956 à 1959, il préside le MRP, et est appelé le 8 mai 1958 à la présidence du Conseil. À l’issue de l’émeute du 13 mai 1958 à Alger, il renonce à engager des pourparlers avec le FLN, le mouvement d’indépendance algérien. Il accepte de donner les pleins pouvoirs au général Salan (14 mai) et démissionne (31 mai) afin de permettre au général de Gaulle de lui succéder. Sous la Ve République, il est ministre d’État (juin 1958-janvier 1959), puis ministre chargé de la coopération (avril-mai 1962), mais entre dans l’opposition à la suite d’une déclaration de De Gaulle contre la construction d’une Europe supranationale (15 mai 1962). Il demeure dans l’opposition jusqu’à la crise de mai 1968, apportant notamment son soutien à la candidature de Jean LECANUET pour l’élection présidentielle de 1965.

Pierre PFLIMLIN a également été Maire de Strasbourg (1959-1983), président de l’Assemblée du Conseil de l’Europe (1963-1966) et membre du Parlement Européen (1979-1989) qu’il a présidé de 1984 à 1987.

 

Germain MULLER Né le 11 juillet 1923 et décédé le10 octobre 1994à STRASBOURG, poète et animateur du populaire cabaret strasbourgeois Barabli présentant des sketches et des revues en langue alsacienne. Il faisait 80 représentations et 80000 spectateurs par an, uniquement en faisant de la satire politique.

 

Alors pourquoi avoir choisi Pierre PFLIMLIN et Germain MULLER tout simplement pour démontrer que ces deux hommes issus de milliers différents ont collaborés professionnellement ensemble pendant des décennies pour faire avancer Strasbourg et étaient devenus des grands amis dans la vie. Le destin a voulu que Pierre fasse l'éloge funêbre de son Ami Germain et ses phrases émotionnelles résonnent encore dans mes oreilles... ça aussi c'est une mentalité alsacienne...

 

CONCLUSION:

En rédigeant cet article il m'est revenu une phrase souvent évoquée par mon grand-père maternel qui m'a d'ailleurs été inculquée très jeune: << N'oublie jamais d'où tu viens >>. Au courant de ma vie j'ai voyagé, résidé dans d'autres départements français comme on dit << tu as vu du monde et du pays>> mais sincèrement je n'ai jamais été bien ou au meilleur ailleurs. Nostalgie du pays de naissance sans aucun doute comme le jeune enfant qu'on envoie contre son gré en colonie de vacances...Je suis donc revenu dans ce lieu du Bas-Rhin, ERSTEIN, qui m'a vu naitre en mars 1948 et qui me verra un jour partir pour me reposer dans cette terre d'Alsace. Ailleurs, j'étais le Spountz, l'Alsaco, souvent aussi avec accent chantonnant Andresel, puis Dédounet mais ici dans mon Alsace, mon Bas-Rhin, mon ERSTEIN, je suis parmi ceux que j'aime et adore depuis toujours. Si l'on me presse de dire mais pourquoi je les aime... celà ne peut s'exprimer que par <<Parce que c'est eux, parce que c'est moi >>; c'est un Grand Roman d'AMOUR entre Nous.

 

Histoire et recette du Baeckeoffe

A cette recette culinaire typiquement de ma région, il me faut y associer un petit bourg, Soufflenheim, illustre pour ses ateliers de poteries et de céramiques vernissées et colorées à l'Alsacienne.On y trouve des terrines ovales pour cette potée, des moules à Kougelhopf et d'autres plats et ustensiles...

 

 

 

 

 

 

Origine de cette recette.

Il y a quelques décennies déjà nos aïeules avaient l'habitude de faire la lessive le lundi et ceci aux lavoirs publics. Inutile de vous décrire les bavardages et colportages de bonne et moins bonnes nouvelles des quartiers et/ou des familles de ces lavandières au timbre souvent très élevé. Mais avant d'aller au lavoir avec leur brouette en bois chargée de linge, elles avaient déjà fait un tour chez le boulanger pour lui apporter ce genre spécifique de potée pour qu'il mette cette terrine dans son four à pain. Après la besogne du lavage du linge, elles reviendraient chercher la terrine d'où l'origine du nom Beacke = du boulanger et Offe = four.

La recette pour 6à 8 personnes.

Ingrédients:

2 pieds de porcs coupés en 6 (facultatif)

1 kg d'épaule de porc ou collet,

1 kg de paleron de boeuf

1 kg d'épaule d'agneau ou collet

Toutes ces viandes sont découpées en morceaux

3 gros oignons

1 ou 2 poireaux

5 belles carottes

3 navets jaunes et/ou blancs

1,6 kg de pommes de terre épluchées et emincées

5 gousses d'ail épluchées dégermées et hachées

2 à 3 feuilles de laurier ainsi que 3 clous de girofle

Quatre épices, sel et poivre noir moulu

1,5 l de vin blanc d'Alsace ( Sylvaner ou Riesling)

La veille mettre dans la terrine à Beackeoffe comme décrit ci-dessous:

-pomme de terre émincées en une couche

-une rangée de morceaux de viande, et autres légumes

-pomme de terre émincées en une couche

-puis couche viandes etc...

Poivrer et saler ainsi que y mettre tous les condiments, laisser mariné environ 2 heures à sec puis y rajouter le vin blanc. Laisser mariner pendant la nuit dans un endroit frais...

Le lendemain matin y ajouter environ 2 verres d'eau

Couvrir avec couvercle,  éventuellement on peut sceller le couvercle avec pâte(eau +farine)

Laisser cuir 3 heures au four à 180°

Mettre la terrine sur la table, la potée peut être accompagnée par une salade verte

 

Ce menu peut être dégusté avec un Riesling et pour le luxe même par un Tokay -Pinot gris.

Et pour la digestion en fromage

Munster accompagné d'une compote de pomme.

BON APPETIT vous souhaitent

Béatrice & André

 

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Loeb un alsacien champion du monde

Sébastien Loeb (né le 26 février 1974 à Haguenau en Alsace - ) est un pilote de rallye français. Il fait ses débuts en rallye en 1997 et participe pour la première fois au niveau mondial en 1999. Vainqueur de 25 rallyes en mondial, il a remporté le championnat de France et le championnat du monde junior Super 1600 (JWRC) en 2001 puis le championnat du monde WRC en 2004 et 2005.

En 2002 il effectue de nombreux essais au volant de la Citroën Xara WRC pour préparer l'engagement officiel du constructeur en championnat du monde et participe à quelques rallyes en championnat du monde. Il domine le rallye Monte-Carlo mais perds la victoire sur tapis vert à cause d'une erreur de l'écurie et remporte sa première victoire en WRC au rallye d'Allemagne.

En 2003, pour sa première saison complète en WRC, il réalise l'exploit de devancer ses deux coéquipiers, Colin McRae et Carlos Sainz, tous deux anciens champions du monde, mais échoue dans sa lutte pour le titre d'un point face au Norvégien Petter Solberg.

En 2004, il remporte le championnat du monde des rallyes avec six victoires au cours de la saison et devance Petter Solberg. Dix ans après Didier Auriol, il devient ainsi le deuxième Français titré au plus haut niveau du rallye mondial et égale au passage le nombre de victoires en une saison de Didier Auriol. Il est cependant le premier Français à être titré sur une voiture française, Didier Auriol ayant été titré sur une Toyota. Au cours de cette saison 2004, il est le premier pilote non nordique à remporter le rallye de Suède. En outre, il n'abandonnera que deux fois et toujours de manière malencontreuse, pas la moindre erreur. Une fois au Mexique où une pierre endommagera son carter d'huile, et pour la même raison en Catalogne.

En 2005, il remporte une troisième victoire d'affilée au rallye Monte-Carlo, puis enchaine 6 victoires de rang en Nouvelle-Zélande, Italie, Chypre, Turquie, Grèce et Argentine, puis après une deuxième place en Finlande il triomphe pour la quatrième fois en Allemagne, devenant ainsi le seul détenteur du record de victoires en une saison (10) et du nombre victoires d'affilée (6). Au rallye de Grande-Bretagne, suite à l'accident qui coûte la vie à Michael Park, copilote de Markko Märtin, et au retrait de l'équipage Marcus Grönholm/Timo Rautiainen par respect pour leurs coéquipiers, Loeb décide de prendre volontairement une pénalité pour ne pas remporter la victoire et le titre en ce triste jour. C'est lors de l'épreuve suivante, le rallye du Japon, que Loeb remporte un deuxième titre consécutif de champion du monde. Lors du rallye de France, qui lui avait échappé jusque là, il est le premier pilote de l'histoire du championnat WRC a remporter tous les meilleurs temps des spéciales d'un rallye (12 pour le Tour de Corse 2005). Il remporte également l'épreuve suivante, le rallye de Catalogne, portant son record de victoires en une saison à 10. Pour cloturer cette saison, il remporte également la "Course des Champions".

En 2006, Citroën s'étant retiré, Sébastien court, toujours au volant d'une Xsara WRC, dans l'écurie privée Kronos Racing.

Il fait partie des rares pilotes à avoir remporté des victoires en championnat du monde sur tous les types de terrains : asphalte, gravier et neige. Il est renommé pour la sûreté de son pilotage : depuis son accession en championnat du monde, il n'a abandonné que trois fois sur erreur de pilotage (Catalogne 2002, Argentine 2003 et Australie 2005). Son calme est certainement hérité de ses activités sportives de jeunesse : il a longtemps pratiqué la gymnastique à Oberhoffen-sur-Moder.

Son copilote est Daniel Elena.

Il s'est marié le 10 septembre 2005 avec Séverine Mény, fille d'un important concessionnaire auto de Toul en Meurthe-et-Moselle.

21:17 Écrit par josiane meulders dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bas rhin |  Facebook |

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