03/10/2006

• (78) Yvelines by Andresel 671

 

Les Yvelines, ancien département de la Seine et Oise, situé à l’Ouest de la Grande Couronne parisienne, m’est connu depuis plus de cinquante ans. A NOEL 1950, âgé de deux ans et neuf mois, je passais mon premier NOEL en Région Parisienne, chez mon oncle. Naturellement aucun souvenir précis de cette période, mais tout de même quelques clichés n’ont pas disparu…. En 1977, j’ai quitté mon Alsace natale pour évoluer dans ma carrière professionnelle chez NEIMAN, l’Antivol mondialement connu, sis à quelques kilomètres de VERSAILLES et de SAINT-GERMAIN en LAYE, presque à mi-chemin à CROISSY sur Seine.

Sur sa superficie de 2 284 km2 réside une population de 1 354 304 habitants selon le recensement de 1999. La portion de plateau du Bassin parisien occupée par ce département est traversée par les vallées de la Seine et de l'Yvette. De nombreuses forêts s'étendent sur le département : forêts de l'Hautil, des Alluets, de St-Germain-en Laye, de Marly, de Rambouillet, Vaux de Cernay, du val de Bièvre.

Une croisière de rêves.

Imaginez-vous, nous nous trouvons sur la Seine où nous avons embarqué à ROSNY sur Seine, situé à l’Ouest de ce département. Dommage que nous n’avons pas pu visiter l’ancien Château de ce lieu où est né Maximilien de BETHUNE, Marquis de ROSNY et Duc de SULLY (1559-1651). Il éleva dans les premières années l’actuelle enceinte de style Louis XIII ceint de douves sèches et aménagea les premiers jardins emplis de bosquets et de grottes à la mode de l’époque. C’est ici que Marie-Caroline de BOURBON, veuve du Duc de Berry, en 1820, était enceinte de <<l’enfant du miracle>>, le Duc de BORDEAUX, futur Comte de CHAMBORD.

 

En montant la Seine, voici MANTES-LA-JOLIE. De loin on aperçoit sa belle collégiale Notre dame avec ses absides ornée de gâbles et couronnée d’une galerie, accolées à un haut mur qui délimite le déambulatoire. C’est aussi ici qu’eut lieu la conversion du Vert-Galant Henri IV. Le nom decette ville serait d’ailleurs un souvenir d’une lettre de ce roi de France adressée à sa belle maîtresse, Gabrielle d’ESTREES qui y résidait :<< Je suis à MANTES, ma Jolie>>. C’est lors de son séjour en mai 1593, qu’il se décide à abjurer le protestantisme.

Halte au village de TRIEL sur Seine.  Ses ruelles s’étagent sur les pentes de l’Hautil. Pour y avoir résidé, je me souviens des jolies vues du pont sur la Seine et du quai de la rive gauche. Puis il y a l’église Saint Martin, édifice composite.

Nous passons par MEDAN, connue pour sa plage dite << de Villennes>> aménagée sur une île de la Seine. Dans cette cité se trouve la maison d’Emile ZOLA (1840-1902) achetée en 1878 et cédée par sa veuve en 1905 à l’Assistance Publique. Dans le château, ancien pavillon de chasse début renaissance, résidait l’écrivain Maurice MAETERLINCK (1862-1949).

Voici POISSY, la résidence royale dès le Vème siècle et qui vit la naissance de Louis IX, roi de France, futur Saint Louis. D’ailleurs il fut baptisé ici et ce souverain s’y plaisait tellement qu’il signait sa correspondance intime par <<Louis de POISSY>>. Outre la collégiale Notre-Dame, le Musée d’Art et d’Histoire retraçant l’Histoire de cette ville de l’époque mérovingienne au lendemain de 1945, le Musée du Jouet consacré aux jouets des enfants de 1850 à 1950, on y retrouve le fameux Parc MEISSONIER de 10 ha qui descend vers le Seine et qui est agrémenté d’une longue pièce d’eau, d’essences variée et d’une Roseraie. La Villa Savoye, véritable  manifeste d’architecture moderne, reste l’œuvre de Le Corbusier et Pierre Jeanneret pour le couple de banquiers, Les Savoye. Prénommée << les Heures Claires>>, la villa repose sur de fins pilotis et son toit terrasse de 120 m2 est conçu comme un solarium.

L’Automobile à POISSY est très bien représenté par le fleuron International PEUGEOT. Au début du XXème siècle elle s’appelait TALBOT résultat de l’association d’Adolphe CLEMENT et de Lord TALBOT, Comte de SHREWSBURY. En 1934, la branche française du Groupe fut rachetée par SIMCA, en 1960 contrôle de Chrysler et Fiat et enfin en 1978 le Groupe Peugeot en devint le Grand Patron. Cette usine est aujourd’hui dotée d’une installation des plus modernes, fortement robotisée, en mesure de sortir plus de 1200 véhicules par jour.

Nous repartons vers la confluence de la Seine et de l’Oise. où se situe Conflans-Sainte-Honorine.Sa position géographique lui vaut d’être un important centre de la batellerie, accueillant des péniches en provenance de Rouen et du Nord de la France. Ce port fluvial a aussi développé des activités industrielles diversifiées. Certains quartiers sont devenus des centres résidentiels recherchés de la banlieue parisienne, en particulier depuis le développement du bassin d’activités de Cergy-Pontoise, tout proche.

On peut y admirer les ruines d’un ancien château féodal, le château remanié en 1869 dans le style néo-Renaissance par Jules GEVELOT, bâti à l’emplacement du prieuré qui conserva autrefois les reliques de Sainte Honorine et qui abrite maintenant le musée de la Batellerie. La Tour Montjoie située sur une avancée du plateau, ce donjon roman du XIème Siècle fut incendié puis ruiné au XVIème S ; à l’extérieur en contrebas, on peut découvrir l’atelier d’un luthier. En amont de cette tour, l’église de Saint-Maclou (XIème –XIXème S) qui comporte les pierres tombales du Grand Chambellan du Roi de France, Philippe Le Bel, Mathieu IV de MONTMORENCY et de Jean Ier, son fils.

Avant notre départ, profitons de la visite des deux remorqueurs pousseurs <<Jaques>> et <<Triton 25>> ; le premier, le plus ancien remorqueur à vapeur encore à flot bâti en 1904 tandis que le second destiné au remorquage fluvial pour la traction vit le jour  un demi-siècle plus tard en 1955. Amarré au quai de la République le bateau-chapelle <<Je Sers>>, ce chaland en ciment armé de 70 m de long capable de supporter une charge de 1100t, fut construit après la Grande Guerre. Il fait partie du lot de six existant en France et est l’un des plus anciens. Il comporte une église, avec parquet et vitraux, où la messe est célébrée quotidiennement.Nous laissons ici notre croisière sur la Seine pour reprendre le lendemain notre visite en autocar de ce département.

Nous prenons la direction de Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu d'arrondissement des Yvelines, est une ville résidentielle située sur un plateau dominant la Seine et en bordure de la forêt domaniale, enserrée par la boucle du fleuve, reste un vestige de l’Ancienne forêt de Laye dont la superficie est maintenant réduite à 3 500 ha. Des pavillons de chasse, des croix de carrefour, d’anciennes portes, des étoiles de routes forestières maintiennent en certains points, l’aspect d’autrefois.

Cette cité royale fut le lieu de nombreux événements liés à la Couronne. Henri II, Charles IX, Louis XIV y naquirent, Louis XIII y mourut. Marie Stuart, reine d'Écosse et brièvement reine de France, y vécut de six à seize ans. Louis XIV et sa cour séjournèrent souvent à Saint Germain avant de lui préférer Versailles. Jacques II, roi d'Angleterre détrôné, vint y habiter en 1689 et y mourut en 1701 ; son mausolée se trouve à l'église néoclassique Saint-Louis (XVIIIe-XIXe siècle).

Par ailleurs, de nombreux traités y furent signés. Le 8 août 1570, la paix de St-Germain devait mettre fin à la troisième guerre de Religions. Elle n'aboutit pas, mais ses clauses furent reprises dans l'édit de Nantes. L'édit de St-Germain fut signé par Richelieu le 21 février 1641, limitant strictement les attributions du Parlement au droit de remontrance. Le traité de St-Germain du 10 septembre 1919 régla le sort de l'Autriche après la Première Guerre mondiale

Le château Vieux fut construit sous François Ier par Pierre Chambiges à l'emplacement d'un château fort du XIIe siècle édifié par Louis VI, conservant la chapelle ajoutée par Saint Louis et le donjon de Charles V. Henri II fit édifier le château Neuf par Philibert Delorme. Il fut achevé sous Henri IV. Louis XIV le fit agrandir par Mansart et fit dessiner les jardins par Le Nôtre. Charles X fit démolir le château Neuf, exception faite du pavillon Henri IV sur la terrasse et du pavillon Sully, au Pecq. Après avoir connu diverses fonctions, le château fut restauré sous Napoléon III. Il abrite le Musée des Antiquités Nationales, qui renferme notamment la Dame de Brassempouy, plus ancien visage humain connu (- 20 000 ans). Le Musée du Prieuré, qui occupe un ancien hôpital royal fondé par Mme de MONTESPAN, abrite des œuvres du peintre Maurice Denis et des collections des mouvements symboliste et nabi.

Le château Neuf, même transformé cet édifice reste une forteresse à mâchicoulis, défendue par 3000 hommes de garnison.  Et c’est le Valois-Angoulême Henri II qui voulait une véritable maison de plaisance qui commença sur le bord même du plateau la construction de ce château Neuf qui fut achevé par le Bourbon Henri IV.

Entre tous les évènements existant au cours de l’année, celle de la Fête des Loges a un grand âge ; cette fête foraine a pour origine la période de Saint Louis et a lieu annuellement dans la forêt de St Germain au lieu-dit Les Loges. Elle dure sept semaines de fin juin au dimanche suivant le 15 août. Les nombreuses attractions, festivités folkloriques  attirent environ trois millions de visiteurs de tous pays. Naturellement Saint-Germain–en-Laye ne s’arrête pas en ces quelques lignes car pour en faire le tour il vous faudra plusieurs jours.

Non loin d’ici se trouve Maisons-Laffitte que tous les turfistes connaissent du moins par les courses hippiques. Malgré qu’ici le cheval est aux premières loges… mais il existe d’autres choses dans cette citée que l’hippodrome  encore qu’il possède cette particularité de cette longue ligne droite avant l’arrivée.Dès 1874, Maisons-Laffitte organise des courses de chevaux. Aujourd’hui, plus de 2 000 personnes vivent de cette activité : des jockeys, des vétérinaires, des employés du champs de course, etc. L’hippodrome peut accueillir 3 500 turfistes et près de 2 000 chevaux s’y entraînent chaque jour.

Le château de Maisons, chef-d’œuvre de l’architecte François Mansart, a été construit entre 1642 et 1650 pour René de LONGUEIL, Président à mortier au parlement de Paris et Gouverneur des châteaux de Versailles et de St Germain et plus tard futur surintendant des finances de Louis XIV. Cette demeure est inaugurée par une fête somptueuse offerte à Anne d’Autriche et à Louis qui devait avoir environ treize ans. Plus tard ce château fut acheté  en 1777 par le Comte d’Artois, frère de Louis XVI, et créateur du champ de Courses. Après un exil en 1824 il est Roi de France sous Charles X. Par la suite, le château accueille savants et philosophes, dont Voltaire, avant d’être racheté en 1818 par le banquier Laffitte. Depuis 1905, le château, utilisé pour des réceptions culturelles et mondaines, est propriété de l’État.

Il est indispensable que vous le visitiez car vous pourrez y admirer selon vos gouts : le Vestibule d’Honneur et le Grand Escalier, Le Salon des Captifs, Les Appartements du Comte d’Artois et du Roi, Le Cabinet des Miroirs et la Chambre de Lannes.

Par le chemin des écoliers, nous arrivons dans une banlieue cossue dans un cadre vert, Marly-le-Roi, située à l’Est de la vaste forêt domaniale de Marly de 2 000 ha. Cette commune résidentielle est réputée comme un petit centre d’activités tertiaires. L’histoire de cette cité est attachée à celle de Louis XIV puisque celui-ci s’y fit construire un château, destiné à être un lieu de repos, loin des fastes de Versailles, mais néanmoins inspiré par la symbolique du Roi-Soleil. L’architecte Hardouin-Mansart (qui mourut au château en 1708) imagina treize pavillons dont le plus important, sur lequel figurait l’emblème du Soleil, était destiné au Roi, tandis que les douze autres, plus petits et tous identiques, représentaient les douze signes du zodiaque. Les travaux commencèrent en 1679 et le Roi put y résider à partir de 1688. En 1699, Louis XIV fit compléter le château par la Grande Cascade, alimentée par les eaux de la Seine grâce à l’étonnante « machine » de Marly. Vendu après la Révolution, le château fut détruit en 1816. Le parc de l’ancien château, érigé pour Louis XIV, évoque la splendeur de cette époque. La mémoire du Roi-Soleil est perpétuée par le Musée-promenade de Marly-le-Roi-Louveciennes.

À l’Abreuvoir, les célèbres Chevaux de Marly de Guillaume Coustou ont été remplacés par des copies, les originaux se trouvant aujourd’hui au Musée du Louvre.

A Port-Marly, se trouve le fameux Château de Monte-Cristo construit en 1846 pour Alexandre DUMAS (père). Les fenêtres sont copiées sur celui d’Anet. Ici le Tout-Paris fut reçu, aux temps fastes du Comte de Monte-Cristo et des Trois Mousquetaires et dans la salle à manger étaient invités chaque dimanche un minimum de vingt personnes.

Nous arrivons enfin toujours sur cette Nationale 13 à Bougival, lieu de bohême et de fête au XIXème siècle, prisé par les artistes comme Bizet, Meissonier et Renoir qui y vécurent. Du côté gauche coule la Seine et aux quais sont amarrés des bateaux de plaisance. A droite, au sommet de la pente, et surtout quand les arbres ont perdu leurs feuilles, on aperçoit l’ancien pavillon de musique de Madame du Barry, construit par ledoux et inauguré le 2 septembre 1771 en présence de Louis XV Roi de France.

Nous traversons maintenant le grand pont de Bougival qui enjambe la Seine et arrivons à Croissy-sur-Seine où j’ai travaillé environ dix ans chez NEIMAN 12 Rue Maurice BERTEAUX (aujourd’hui à cet emplacement se trouve la nouvelle Mairie).  Tous les conducteurs d’auto, camions et motos connaissent ce fameux Antivol aujourd’hui remplacé par une simple carte électronique. A titre d’indication, la fabrication et livraison mensuelles aux Constructeurs Automobiles environs 350 000 Collections d’antivol +2 serrures portes et 1 coffre. En 1980 a été créé le fameux PLIP, petit module permettant ouvrir les portes et coffre électroniquement. Pas d’étonnement sur toutes ce précisions, j’ai exercé pendant presque dix ans le poste de Chef d’Ordonnancement Central et de Logistique dans ce Groupe dont une grande usine de fabrication et montage se trouvait à Nevers, quai de la Jonction. Après avoir longé quelques hectomètres la Seine nous arrivons à Chatou, qui était très chérie au XIXème Siècle par les impressionnistes puis vit naître le fauvisme avec Derain et Vlaminck au début du XXème siècle. L’horizon campagnard de jadis a cédé la place à une banlieue moderne et cossue, mais la Maison Fournaise, repaire des peintres, subsiste sur la petite île, l’endroit le plus joli des alentours de Paris selon Renoir où il a créé l’un de ses chefs-d’œuvre << Le Déjeuner des Canotiers>>. Chatou est aussi connu pour sa foire nationale à la brocante et aux jambons en mars et en septembre.

Par un détour de quelques kilomètres par le rond point de Rueil-Malmaison nous rejoignons Bougival par la N13 et enfin nous dirigeons vers le chef-lieu du département des Yvelines : Versailles. Je me rappelle une belle phrase de mon oncle :<< Si proche du Soleil et si méconnue >> en parlant de cette ville essentiellement résidentielle,  constituant un pôle d’activités tertiaires, un centre administratif important (préfecture), un centre militaire et, surtout, un grand site touristique qui possède de nombreux édifices : Grandes écuries et Petites écuries, construites par Mansart (1679-1685) ; Caserne de Noailles (anciennes écuries de Madame du Barry) avec une belle façade due à Claude Nicolas Ledoux (1770-1772) ; Chambre de commerce dans l’ancien hôtel de la Comtesse du Barry (1750) ; pavillon de musique de Madame, construit par Jean-François Chalgrin (1784) ; Hôpital militaire, ancien « Grand-Commun » œuvre de Mansart (1682-1684) ; Salle du Jeu de paume (1686) ; Hôtel de Fontenay (XVIIIe siècle) ; Cathédrale Saint-Louis (1743-1754) ; marché Saint-Louis, ensemble architectural du XVIIIe siècle ; Ancien Hôtel des Réservoirs, édifié en 1752 pour la Marquise de Pompadour ; Théâtre Montansier (1777) ; Ancien Hôtel Lambinet (XVIIIe siècle).Cette citée s’est développée autour du château. La place d’Armes, qui s’incurve en hémicycle devant la grille du château, est le centre géométrique de la ville, d’où rayonnent les trois grandes avenues qui découpent Versailles. Celles-ci, ainsi que les rues situées dans les environs du château, sont bordées de nombreuses résidences et hôtels particuliers.

Le château de Versailles

Devenue résidence royale et siège de la Cour sous le règne de Louis XIV, Versailles est célèbre pour son château et ses jardins, dont la construction a commencé en 1661. Les grandes ailes Nord et Sud ont été ajoutées dans les années 1680. Les architectes ont été Louis Le Vau (1661-1670), François d’Orbay (1670-1677) et Jules Hardouin-Mansart. Ce dernier a fait construire notamment la majestueuse Galerie des Glaces (1678-1684), l’escalier des Cent-Marches ou Grands Degrés (1686), la colonnade (1689-1698). Le décorateur  fût Charles Le Brunet  et les  jardins ont été des-sinés par André Le Nôtre et agrémentés en 1685 de l’Orangerie,

en 1687 du Grand Trianon de marbre. Sous Louis XV, Jacques Ange Gabriel a fait construire la salle de l’Opéra (1753-1770) etle Petit Trianon (1762-1768). Ce dernier pavillon a été la résidence favorite de Marie-Antoinette, épouse du roi Louis XVI, qui y a fait édifier le « Hameau ». La révolution conduisit à un arrêt des travaux et à la dispersion du mobilier du château. Le plan symétrique de la cour royale ne fut finalement achevé qu’en 1820 sous le règne de Louis XVIII.C’est dans la galerie des Glaces que fut proclamé l’Empire allemand, en 1871, après la défaite de la France dans le conflit franco-prussien. Aux XIXe et XXe siècles, le château connut d’importantes restaurations qui en ont fait l’un des monuments les plus visités.Le Palais des Rois de France est devenu Musée National au XIXe siècle (1837) dédié à « toutes les gloires de la France ».

 

Quelques lignes historiques

La ville de Versailles est une création des Rois de France. Louis XIII fait construire un pavillon de chasse en 1624, remanié en 1632 par Philibert Le Roy. Ce pavillon devient le centre du château actuel, dont les premiers travaux sont ordonnés par Louis XIV en 1661. Décidé à faire de Versailles le centre de son règne, Louis inspire et surveille personnellement l’évolution des travaux, puis s’y installe définitivement avec sa Cour et les différents ministères de son gouvernement le 6 mai 1682. La construction de la ville, commencée en 1671, est déjà suffisamment avancée pour abriter une partie de l’immense personnel attachée à la Cour. Versailles est la véritable capitale de la France de 1682 jusqu’à la chute de la monarchie. Durant cette période, elle est associée à tous les événements de la vie politique française. Le château de Versailles est ainsi le cadre de nombreux faits historiques. Plusieurs traités internationaux y sont signés, notamment le traité de 1783 mettant fin à la guerre de l’Indépendance américaine.

La Révolution française y débute avec la première réunion des États généraux le 5 mai 1789, dans la salle des Menus-Plaisirs, le Serment de la salle du Jeu de paume le 20 juin et les journées des 5 et 6 octobre, au cours desquelles la foule parisienne rejoint Versailles, envahit le château et force le Roi et sa famille à revenir à Paris. Son départ et celui de la Cour entraînent le déclin de la ville. À l’issue de la guerre franco-allemande de 1870, Versailles est occupée par les Prussiens le 19 septembre 1870. Du 5 octobre 1870 au 7 mars 1871, elle est le siège du quartier général de Guillaume Ier. Les négociations d’armistices et de paix s’y déroulent entre Otto von Bismarck et Jules Favre et Louis Adolphe Thiers. Après le début de la Commune de Paris, le Gouvernement Thiers vient s’établir à Versailles, le 19 mars 1871. Sous la IIIe République, le château de Versailles est le siège du Gouvernement et du Parlement jusqu’en 1879. Le 28 juin 1919 est signé, dans la Galerie des Glaces, le Traité de Versailles, qui met fin à la Première Guerre Mondiale entre l’Allemagne et les Alliés. Jusqu’en 1953, le château de Versailles reste le siège des Congrès du Parlement pour l’élection présidentielle.

Pour raconter Versailles même la quantité de livres, écrits et rectifiés, ne suffisent plus à être complet, il y a toujours dans ce Paradis des Lumières une miraculeuse étincelle de renouveau qui a été oubliée…. On peut dire que les yeux de chacun de ses visiteurs développent une autre image à leur cerveau mais Versailles était et restera pour l’éternité un bijou majestueux.

Au départ de la demeure royale, nous nous dirigeons vers le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Rapidement nous atteignons le bourg de Chevreuse, dominé sur un pic de quatre vingt mètres de haut par son important château fortifié  qui sauvegarde encore cette vallée de l’Yvette. Pour comprendre l’importance de ce lieu et la cité et à nouveau il faut amorcer l’Histoire. Dès le XIème siècle un château fort se dresse sur la colline et qui appartient aux Seigneurs de Chevreuse. Plus tard, la Baronnie est acquise par la maîtresse de François Ier, Anne de Pisseleu et vous vous en douterez pour acquérir un maximum de faveurs Sa Majesté ne tarde pas à élever la seigneurie au rang de Duché en 1545. Au XVIème Siècle, le fief entre dans la famille des Guises et le dernier Duc de Chevreuse est Claude de Lorraine Seigneur de Dampierre (non loin d’ici) qui épousa Marie de Rohan, veuve à 21 ans du Connétable de Luynes, favori du Bourbon Louis XIII. Je préfère m’arrêter ici car inutile de vous narrer la suite des évènements  galants et politiques de cette Duchesse qui était en plus la plus fidèle amie d’Anne d’Autriche… En 1692 le Roi Soleil acquiert ce Duché et ses revenus seront affectés à la Maison d’Education de St Cyr fondée par une autre femme de caractère Madame de Maintenon. Au passage, n’oublié pas que Jean Racine séjourna à Chevreuse et il ressentit une impression de captivité si forte qu’il datait toutes ses lettres de <<Babylone>>. Sa maison (plaque) existe encore au N°3 rue Lalande.

 

Nous terminons ce parcours par Rambouillet, située au Sud Ouest de Paris, en bordure de la forêt portant le même nom, qui est avant tout une ville touristique et résidentielle. Elle possède cependant quelques petites industries. Elle accueille aussi un centre d'enseignement zootechnique. Des chasses à courre sont parfois organisées dans la forêt de Rambouillet, Parc national de chasse (13 000 ha).Le château entra dans la famille d'Angennes en 1384. François Ier y rendit visite au capitaine de ses gardes du corps Jacques d'Angennes et y mourut en mars 1547. Louis XIV acheta Rambouillet en 1706 pour le comte de Toulouse, l'un des fils légitimés qu'il eut avec Mme de Montespan. Louis XVI le racheta en 1783. En 1814, Marie-Louise y rencontra son père l'empereur François II et accepta de partir pour Vienne avec son fils. Napoléon, qui y avait déjà séjourné, y passa une dernière nuit en juin 1815 sur la route de Sainte-Hélène. En juillet 1830, Charles X s'y réfugia avant d'abdiquer. Le château devint en 1897 une résidence présidentielle. Du 23 au 25 août 1944, le Général de Gaulle y séjourna et y donna l'ordre de marcher sur Paris. On peut y voir de belles boiseries. Le parc abrite la laiterie de la Reine, créée pour Marie-Antoinette, et la bergerie nationale (Ferme nationale) où est élevé un troupeau de 800 moutons.

On ne peut pas quitter les Yvelines, sans s’arrêter au Château et Parc de THOIRY. Ce domaine est un vaste ensemble composé d’un grand château Renaissance et de 250 ha de jardins et de parc, un lieu magique où l’Histoire rejoint la nature. Pour le château, voici l’historique : Raoul moreau, trésorier de Henri II, passionné d’alchimie et d’ésotérisme fit construire cette <<maison solaire>> sur une faille magnétique et selon les règles du nombre d’or. Cette situation exceptionnelle au sommet d’une colline permet au château de jouer son rôle d’instrument solaire. La partie du jardin qui jouxte le château est aménagée en jardin zoologique rythmé par de nombreuses animations. Puis la réserve africaine, d’un circuit long d’une dizaine de kilomètres,  se parcourt en voiture, de préférence vitres fermées car les animaux sont en totale liberté. Mais je ne vous dévoilerais pas plus… allez y et vous verrez…

 

 

Quelques personnalités.

Comme toutes les Régions de France, également ce département a engendré des personnages illustres. Bien sûr, noblesse oblige par la naissance des Rois de France/ Louis IX, futur Saint Louis né à POISSY en 1214 ; Henri II né à St germain en 1519 et son fils Charles IX en 1550. Rappelez-vous le Général Lazare Hoche qui fut chargé de pacifier la Vendée était un versaillais. Puis un autre concitoyen de Versailles, Ferdinand de Lesseps, né en 1805 qui fit percer le Canal de Suez. Claude Debussy est né en 1862 à St Germain en Laye, et le grand Jean Cocteau né à Maisons Lafitte en 1889 bien qu’il repose depuis 1964 dans la Chapelle de St Blaise de Milly–La- Forêt. Jacques tati né en 1908 au Pecq

 

Bourvil (1917-1970), acteur français qui a débuté comme chanteur sous la défroque stéréotypée de l’homme simple, quelque peu ahuri. Il n'avait que 53 ans quand il nous a tiré sa révérence. Tout le monde connaît sa prodigieuse carrière de comédien... beaucoup moins son répertoire de chanteur. Pourtant, André Raimbourg – dit Bourvil, du nom du village natal de sa mère – a écrit, enregistré et interprété, surtout, un grand nombre de chansons dont certaines font désormais partie de notre patrimoine : Les crayons, La ballade irlandaise, C'était bien (Au petit bal perdu), Ma p'tite chanson, La tendresse,... Des chansons qui, d'ailleurs, se démarquent souvent du registre purement comique dans lequel le cinéma l'a surtout cantonné. C’est l’artiste gigogne ! A l’image de ces poupées russes, imbriquées les unes à l’intérieur des autres, l’attention du passant est attirée par les traits colorés et arrondis d’une apparence bonhomme. Mais que l’on prenne la peine d’aller voir en dessous et on découvrira les expressions multiples du même personnage aux traits de plus en plus fins et complexes. Né au cours d’une guerre absurde (le 27 juillet 1917), qui lui prend le père à jamais Inconnu pour lui, André Raimbourg grandit en Normandie dans le petit village de Bourville entre sa mère et son beau-père, ses frères et sœurs. Une famille modeste s’efforçant de maintenir harmonie et  dignité, c’est l’image à laquelle le petit André - meilleur élève de la communale - demeurera à jamais fidèle.Voilà André et Bourvil enterré dans un simple caveau au cimetière de Montainville dans les Yvelines… je lui ai rendu visite et le silence sur le haut de cette colline m’a rappelé très rapidement à sa philosophie de vie privée très réservée.

 

Schneider Romy (1938-1982) Née à Vienne, Rosemarie Magdalena Albach, dite Romy Schneider, est la fille du comédien Wolf Albach-Retty et de Magda Schneider, célèbre actrice du cinéma allemand. Elle débute avec grand succès dans Lilas blancs (When der Weisse Flieder wieder blüht, 1953) de Hans Deppe et se spécialise dans des personnages de jeunes filles romantiques avec Mamz'elle Cricri (Die Deutschmeiter, 1955) de Ernst Marischka, Un petit coin de Paradis (Robinson soll nicht sterben, 1956) de Josef Von Baky, et Monpti (1957) de Helmut Kautner, avant de devenir une vedette européenne avec la série des Sissi.

Dans son premier film français, Christine (1958) de Pierre Gaspard-Huit, elle reprend le rôle tenu par sa mère Magda dans Libelei (1933) de Max Ophuls. C’est alors qu’elle rencontre Alain Delon, qui sera son compagnon pendant plusieurs années, période pendant laquelle elle diversifie ses rôles et perfectionne sa technique de comédienne. Sa carrière internationale se poursuit avec Katia (1959) de Robert Siodmak et Boccace 70 (1960) de Luchino Visconti, cinéaste et mentor qu’elle retrouve au théâtre dans Dommage qu’elle soit une putain (1961) du dramaturge élisabéthain John Ford, et au cinéma dans le Crépuscule des Dieux (Ludwig, 1972). Elle collabore également avec d’autres grands cinéastes, comme Orson Welles pour le Procès (The Trial, 1962), Otto Preminger pour le Cardinal (The Cardinal, 1963), Clive Donner pour Quoi de neuf Pussycat ? (What's new Pussycat?, 1965) et Joseph Losey pour l'Assassinat de Trotsky (1971), tout en prêtant son talent et sa notoriété à des films de jeunes réalisateurs, comme le Combat dans l'île (1961) d’Alain Cavalier, et l'Amour à la mer (1962) de Guy Gilles. Sa rencontre avec Claude Sautet est déterminante, celui-ci lui permettant de révéler toute la profondeur et la subtilité de son tempérament d’actrice en cinq films, les Choses de la vie (1969), Max et les ferrailleurs (1970), César et Rosalie (1972), Mado (1976) et Une histoire simple (1978), pour lequel elle remporte son second césar. Parmi ses meilleurs rôles, il faut encore citer la Piscine (1968) de Jacques Deray, le Train (1973) de Pierre Granier-Deferre, le Mouton enragé (1973) de Michel Deville, le Trio infernal (1974) et la Banquière (1980) de Francis Girod, L'important, c'est d'aimer (1974) d’Andrzej Zulawski, qui lui vaut son premier césar, les Innocents aux mains sales (1974) de Claude Chabrol, le Vieux Fusil (1975) de Robert Enrico, Clair de femme (1976) de Costa-Gavras, la Mort en direct (1976) de Bertrand Tavernier, Fantôme d'amour (Fantasma d'amore, 1980) de Dino Risi, Garde à vue (1981) de Claude Miller et la Passante du Sans-Souci (1981) de Jacques Rouffio.

Gravement malade et très affectée par la mort accidentelle de son fils, Romy Schneider a choisi de disparaître en 1982, en pleine gloire. Elle repose en paix à côté de son fils dans le petit cimetière de Boissy-sans-Avoir, petit village situé à côté de La Queue-Les-Yvelines.

 

 

 

Gastronomie.

Mon choix est délicat et raffiné car je pensais à la noblesse de la Sole…  Voici donc les

 

Soles aux Raisins pour 4 personnes:

 Ingrédients : ¤ 8 Filets de soles ¤ 650 grammes de baies de raisin blanc italien        (gros grain) ¤ 1 cuillère à café de fumet de poisson déshydraté (type Maggi) ¤ 5 cl de vermouth blanc sec ¤ 60 grammes de beurre ¤ 3 feuilles de laurier¤ sel & poivre.

 

  • Egrappez les raisins et pelez les grains de raisin
  • Rincez et épongez les filets de soles frais. Salez et poivrez les,  Disposez sur chacun 3 grains de raisin, roulez les et maintenez les avec des pics en bois.
  • Beurrez un plat à four (attention avec du beurre froid)
  • Saupoudrez le fond de fumet de poisson déshydraté puis disposez dans le plat les 8 roulés de soles en position debout.
  • Arrosez les de vermouth et ajouter les feuilles de laurier, puis éparpillez le reste des morceaux de beurre.
  • Préchauffez votre four sur thermostat 6/7 (200°). Lorsque cette température est atteinte vous enfournez pendant 10 minutes tout en surveillant et en aspergeant les filets du jus vermouth beurre. Ajoutez les grains de raisins restants.
  • Poursuivez la cuisson 5 minutes en rajoutant selon le cas un peu d’eau et du vermouth.
  • Puis servez aussitôt sur assiettes chaudes

16:30 Écrit par josiane meulders dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : yvelines |  Facebook |

Commentaires

Neiman à Croissy sur Seine Si vous connaissez la réponse, j'aimerai bien savoir :
quand Neiman a quitté Croissy sur Seine où elle avait une usine...
pourquoi Neiman a quitté Croissy sur Seine

Merci

Écrit par : pierre | 13/10/2007

Je vous approuve pour votre éditorial. c'est un vrai charge d'écriture. Continuez

Écrit par : serrurier paris 12 | 21/07/2014

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