17/05/2006

• (38) Isère by chantalou 38

Et Dieu vit que cela était bien

. Sous ses yeux commençait à surgir les premiers éléments  de la chaîne des Alpes, encore secouée de secousses brutales, s’élevant majestueusement malgré les forces destructrices qui la déchiraient au fur et à mesure qu’elle s’élevait.

La fin de l’ère tertiaire la verra constituée. En son sein les massifs qui constituent le Dauphiné, situé entre les Alpes, le Rhône et la Durance, borné au nord par le Bugey et la Bresse, au midi par la Provence, à l’est par la Savoie et le Piémont, à l’ouest par le Lyonnais, le Vivarais, le Forez et au sud –ouest par le Comtat Venaissin.

Les forces destructrices sont toujours à l’œuvres et durant le quaternaire de gigantesques glaciers recouvrirent le réseau hydrographique, creusant son chemin du massif du Mont Blanc jusqu’au Lyonnais.

La terre se réchauffant, les glaciers reculent, laissant place au cours d’eau qui prennent nom Isère, Drac, Durance, plus loin le Rhône se fraye un chemin à travers les débris des glaciers.

Les millénaires passent inexorablement façonnant à leurs grés la nature, nous laissant alors un territoire d’une très grande diversité. Le Haut Dauphiné, comprenant le Grésivaudan, le Royannais, le Champsaur, l’Embrumois, le Briançonnais, le Gapençais et les Baronnies.

Le Bas-Dauphiné comprenait le Viennois, le Valentinois, le Diois, le pays des Tricastins et la Principauté d’Orange.

Le Dauphiné possède des plaines fertiles et des montagnes majestueuses élevant jusqu’aux nuages leurs sommets escarpés : Les chaînes de Belledonne et des Grandes-Rousses, le Pelvoux, la Chartreuse et le Vercors et en Oisans, la déesse Meije et son trône d’argent la barre des Ecrins.

Du haut de ces montagnes descendent les torrents impétueux formant entre autre l’Isère et le Drac.

Un vieux proverbe dit que Grenoble sera un jour dévoré par un serpent (l’Isère) et un dragon (le Drac)

                                   Lou serpen et lou dragon

                                   Mettront Grenoblo en savon.

Gens célèbres

 

 

 

 

Tout d’abord Bayard, né à Pontcharra, dit chevalier sans Peur et sans reproche, héros dont le Dauphiné est fier. Sa statue est sur la place St-André à Grenoble. Sur cette même place se dresse le palais de justice ancienne demeure des dauphins et de Louis XI. Le roi Henri IV en fit présent au connétable de Lesdiguières.

Le département de l’isère a donné naissance à un grand nombre de personnages célèbres : Vaucanson, Barnave, Casimir Perrier, le féroce baron des Adrets qui s’illustra durant les sanglantes guerres de Religion, sans oublier Mandrin et le dernierdauphin, Humbert II d’Albon, qui endetté et dégoûté du monde, résolu à abandonner ses états au prince français. Dans le traité de cession du 3I mars 1349, passé à Romans, il fit le transport du Dauphiné et de ses dépendances, au prince Charles, petit-fils de Philippe le Bel. Mais avant d’abdiquer il consacra par un acte les libertés et franchises de la province.

Le Dauphiné devenait français et fut le berceau de la Révolution Française par la « Journée des Tuiles »

 

Recette

 A tout seigneur tout honneur !

Gratin dauphinois

Prévoir : 2kg de pommes de terre à chair ferme, 700ml de lait, 200 ml de crème fraîche, beurre, gruyère, poivre, noix de muscade.

 

Eplucher et couper en fines rondelles les pommes de terre. Beurrer un plat à gratin et disposer en alternance une couche de pommes de terre, une couche de gruyère râpé, crème fraîche, sel, poivre, muscade. Ajouter quelques noisettes de beurre, mouiller au lait chaud et laisser cuire 20mn au four doux, puis 40mn au four chaud.

 

Légende

 

Le trésor de l’Emir sarrasin

 

Vers l’année ou Charlemagne guerroyait, au milieu du lac St Laurent, léchant le village du Bourg d’Oisans, s’élevait sur une île, un donjon menaçant. Sur la tour on voyait luire des casques et des armes, sous l’étendard vert du Prophète. Car c’était le dernier repaire de l’Emir sarrasin. Pendant longtemps il avait pillé et razzié toutes les vallées alpestres. Mais l’empereur envoya son neveu Roland et sa bonne épée Durandal afin de le combattre. L’Emir s’était réfugié avec tous ses trésors, en son château d’où il défiait l’armée chrétienne. Le conseil de guerre ne savait que décider, lorsqu’un petit homme, magicien réputé, offrit de livrer la forteresse contre la moitié du butin. Marché conclu, et le matin suivant, un solide passerelle, apparue, unissant la rive au sommet du donjon.

L’Emir vit alors la défaite certaine, il fit jeter tous ses trésors dans les eaux du lac. Les sarrasins furent occis par Durandal et l’Emir rejoignit ses richesses au fond du lac. Roland détruisit le donjon, avant de rejoindre la Navarre où l’attendait son oncle. Le magicien resté seul s’employa à repêcher le trésor… mais un matin on le trouva mort, tout noir et brûlé, car messire Satan, jaloux de sa réussite, s’était approprié les joyaux de l’émir.

 

 

Liens

 

http://www.patrimoine-en-isere.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

00:47 Écrit par josiane meulders | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : isere |  Facebook |

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